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Page:Revue des Deux Mondes - 1887 - tome 84.djvu/699

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Histoire des œuvres de Théophile Gautier, par le vicomte de Spœlberch de Lovenjoul, 2 vol. in-8°. Paris, 1887 ; Charpentier.

Il y a deux opinions sur Théophile Gautier. La première, qui était la sienne, selon toute apparence, est celle de sa famille et de ses amis, de ses disciples et de ses biographes. C’est aussi celle des artistes, ainsi qu’ils s’appellent volontiers eux-mêmes, race pour laquelle, vous et moi, si nous existons, nous ne sommes guère que la matière de leurs observations, l’objet de leurs dédains, et l’occasion de leurs triomphes. Et, généralement, c’est l’opinion de tous ceux qui professent qu’en littérature le fond n’importe guère, mais seulement et uniquement la forme ; le style et non pas la pensée ; la manière enfin dont on dit les choses, et non point Us choses que l’on dit. Pour M. Emile Bergerat, l’un de ses disciples et même de ses gendres, la gloire de Gautier est donc, « de toutes les contemporaines, celle qui est appelée à grandir le plus dans l’avenir. » De même, pour M. Charles de Lovenjoul, — le curieux, patient et heureux chercheur à qui nous devions déjà l’Histoire des œuvres de Balzac, et qui vient de passer trente-quatre ans à réunir les matériaux épars d’une Histoire des œuvres de Théophile Gautier, en deux volumes in-octavo, — Gautier,