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Page:Revue des Deux Mondes - 1887 - tome 84.djvu/511

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X. DERNIERS INCIDENS ET FIN DE LA LUTTE. [1]


La population saxonne, abandonnée par son souverain, et à la veille d’avoir, ou à affronter une lutte sanglante, ou à subir les douleurs de l’invasion, restait naturellement dans une grande angoisse. Mais de tous les habitans de Dresde, le plus en peine peut-être était encore le ministre de France, le marquis de Vaulgrenant, qui, en face des événemens dont la rapide succession se déroulait sous ses yeux, ne savait véritablement plus quelle contenance tenir. Brühl n’avait pas manqué de lui faire savoir qu’un grand personnage de la cour d’Autriche allait venir de Vienne, chargé de la mission expresse d’engager avec lui, sur nouveaux frais, une négociation tout à fait sérieuse. Lui-même avait, on l’a vu, des

  1. Voyez la Revue du 15 avril, des 1er et 15 mai, des 1er et 15 juin, du 1er août, du 1er septembre, du 1er octobre et du 15 novembre.