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Page:Revue des Deux Mondes - 1887 - tome 81.djvu/725

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représente un capital effectif de 215 millions de francs, et la partie à option 92 millions, en tout 307 1/2 millions. L’intérêt annuel net de chaque titre est 12 fr. 60. L’émission aura lieu en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Hollande et en Angleterre. Le marché français seul est exclu de l’opération. On allègue, paraît-il, les frais qu’entraînerait la cotation des nouveaux titres à la Bourse de Paris.

Le 4 pour 100 hongrois est en reprise de 82 à 82 1/2, le 4 pour 100 d’Autriche ne se traite pour ainsi dire pas à Paris ; à Vienne, il a été très ferme ; le grand succès obtenu par la maison Rothschild, dont l’emprunt de 80 millions de florins pour le gouvernement cisleithan a été couvert trente fois, a encouragé les spéculateurs viennois à l’optimisme. Quelques affaires se préparent sur ce marché. Le Lünderbank, dit-on, est sur le point de prêter 20 millions à la Bulgarie pour la construction des lignes qui doivent servir à l’achèvement des jonctions de voies ferrées dans l’Europe orientale.

En Espagne, les Cortès discutent la proposition faite par le ministre des finances d’un impôt sur la rente. Sans doute, les porteurs n’éprouvent aucune inquiétude, car l’Extérieure, au lieu de baisser, a progressé de près d’une unité. Le Portugais a été également recherché par les capitalistes, qui veulent obtenir encore 5 pour 100 de leurs placemens.

La convention anglo-turque relative aux affaires égyptiennes a été signée dans les derniers jours de mai. Ostensiblement, elle stipule l’évacuation de l’Egypte par les Anglais dans un délai de trois ans, mais en entourant l’exécution de cette clause de conditions tellement complexes et d’hypothèses si peu vraisemblables que l’arrangement semble avoir eu bien plutôt pour objet le maintien indéfini des Anglais sur les bords du Nil que leur départ à date fixe. Provisoirement la convention organise le protectorat de l’Angleterre en Egypte sur la base d’une entente politique et financière avec la Porte. L’Unifiée n’a pas été affectée par l’événement, mais les fonds turcs ont été surexcités. Le Consolidé 4 pour 100 a été porté de 13.60 à 14.50, et la Banque ottomane de 505 à 512. On a parlé aussitôt d’un emprunt que la Porte allait contracter en 5 pour 100 à 55 francs, garanti par les douanes de Constantinople. L’affaire n’est encore qu’à l’état de projet. Les obligations de priorité ont remonté de 345 à 360. On ne doit pas oublier toutefois que l’affaire des tabacs est toujours en bien mauvaise voie, et que les espérances conçues au début font place à des déceptions de plus en plus sérieuses.

Les fonds russes sont inébranlables à Berlin, ce qui s’explique par le caractère général des impressions politiques se rattachant au maintien de la paix.

Il est aussi question d’un emprunt de 120 millions de francs que le gouvernement grec a négocié, par l’entremise de la Banque de