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Page:Revue des Deux Mondes - 1887 - tome 81.djvu/701

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Œuvres posthumes et Correspondances inédites de Charles Baudelaire, précédées d’une étude biographique, par M. Eugène Crépet. Paris, 1886 ; Quantin.


Je ne sais trop ce que les admirateurs de Charles Baudelaire penseront du livre de M. Crépet, s’ils le trouveront digne de l’auteur des Fleurs du mal, égal à leur admiration, ni s’ils estimeront surtout que le consciencieux biographe, en essayant de la dégager des a ombres qui l’obscurcissaient, » ait bien servi la renommée du poète. Pour nous, qui l’admirons moins, et qui, sans le dire en propres termes, insinuerions volontiers que ce qu’il y a de mieux dans l’Édition définitive de ses Œuvres complètes, ce pourrait être, en y réfléchissant, la traduction de celles d’Edgar Poe, nous avons lu l’Étude biographique de M. Crépet, la Correspondance inédite et les Œuvres posthumes de Charles Baudelaire avec beaucoup de plaisir. Non pas que nous eussions précisément besoin des brouillons de Baudelaire lui-même ; que son Cœur mis à nu nous manquât, journal piteux de son impuissance ; et le plan du drame qu’il n’a jamais fait ; et les titres des romans qu’il n’a jamais écrits : les Enseignemens d’un monstre ou la Négresse aux yeux bleus ; ni ses lettres enfin à Poulet-Malassis, son éditeur,