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Page:Revue des Deux Mondes - 1886 - tome 73.djvu/632

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I. L’Armée et la Révolution : Dubois-Crancé, par Th. Yung, colonel d’artillerie. — II. Moniteur : Séances du 12 décembre 1789 et des 7-21 février 1793. — III. Archives de la guerre : Armée des Alpes. — IV. Dubois-Crancé et Gauthier : Compte rendu de leur mission et réponse à Couthon. — V. Jomini : Le Siège de Lyon.


L’histoire, même l’ancienne, est toujours à recommencer, à plus forte raison celle de la révolution, qui ne fait que de naître ; j’entends ici l’histoire critique, celle qui s’appuie sur des pièces et documens authentiques et les laisse parler, non celle qui les interprète d’après telles tendances ou tel système préconçu. Il ne faut donc pas s’étonner si tant d’écrivains de nos jours ont essayé, ceux-ci de réhabiliter certains personnages fameux, ceux-là de tirer de l’obscurité des figures demeurées jusqu’ici fort effacées. Rien de plus légitime que ces tentatives, lorsqu’elles sont fondées sur des études sérieuses, et qu’elles ne pèchent pas par un parti-pris d’apologie sans mesure et sans raison. Il y a vingt-cinq ou trente ans, lorsqu’un des premiers, M. Louis Blanc, secouant le joug tyrannique de M. Thiers, entreprit de plaider les circonstances atténuantes pour Robespierre, ce fut une clameur générale. L’audace était grande, en effet, de toucher à la légende des girondins et de prendre parti contre ces beaux jeunes gens, doués de tant de qualités brillantes et si Français jusques et surtout dans leurs défauts