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Page:Revue des Deux Mondes - 1886 - tome 73.djvu/527

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III. LA FRANCE ET L’AUTRICHE. — L’ENTREVUE DE SALZBOURG. — LA CIRCULAIRE PRUSSIENNE DU 7 SEPTEMBRE 1867. [1]


I

L’Autriche et la France n’avaient pas besoin d’écrire ni de parler pour s’entendre : tout les rapprochait, leurs intérêts et leurs ressentimens ; l’entente était pour l’une une question de sûreté, pour l’autre une question d’existence. L’empereur Napoléon déplorait « d’avoir trop saigné l’Autriche » sous l’influence d’idées préconçues, et l’empereur François-Joseph ne se consolait pas d’avoir été si longtemps le complice et la dupe du cabinet de Berlin. Toutefois, quelque profonds que pussent être leurs regrets et leurs espérances, ils étaient condamnés à accepter les faits accomplis, à rester sur la défensive et, pour arrêter la Prusse sur la ligne du

  1. Voyez la Revue du 1er et du 15 janvier.