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Page:Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 68.djvu/415

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à l’importation et à l’exportation, ou 1,120 francs par tête d’habitant, quand le mouvement commercial de la France ne donne que 263 francs. En 1883, le commerce s’est élevé à 1,021 millions. La moitié des échanges se fait avec l’Angleterre, puis les colonies britanniques, et l’on compte en tout 532 millions 1/2 à l’importation et 417 1/2 à l’exportation. A l’importation, ce sont les tissus, les vêtemens, les cotonnades, le fer, la verrerie, la porcelaine, les conserves, les vins et les liqueurs, la bière, puis les machines, la farine, le thé, le café, le riz, le sucre, le tabac manufacturé, les livres, enfin les selles, les harnais, le papier, les meubles, les chaussures, la quincaillerie, les métaux précieux. A l’exportation, ce sont les laines et les produits des bestiaux, les peaux, les sabots, les cornes, le suif et la stéarine, les cuirs, la viande congelée, le coprah, ou noix de coco desséchée pour en extraire l’huile, le coton, la mélasse, le blé, les farines, puis le goudron, la résine, le bois, la bouille, le vin, le cuivre, l’étain, les métaux précieux.

Le mouvement de la navigation, pour toute la colonie, a été de A, 150 navires jaugeant 2,500,000 tonneaux. Les pavillons les plus représentés sont le pavillon britannique, puis le pavillon colonial, enfin les pavillons étrangers, américain, allemand, français, etc.

Sydney communique avec Londres et Southampton, Marseille, San-Francisco par des lignes régulières. La ligne de San-Francisco, qui touche à Auckland, aux Fidji, aux Sandwich, est la Pacific Mail, subventionnée par la colonie et la Nouvelle-Zélande, qui donnent à elles deux 2,250,000 francs par an. On va de San-Francisco à New-York par le chemin de fer du Pacifique et de New-York à Liverpool par un des steamers transatlantiques. Le voyage dure quarante-quatre jours. La ligne Orient part de Southampton, vient par le Cap, retourne par Suez, met trente-huit à quarante jours. La compagnie Péninsulaire et Orientale part de Londres, fait le voyage par Suez, Aden et Colombo (Ceylan) en quarante-deux jours, et la compagnie des Messageries maritimes, qui part de Marseille par Suez et Aden, en touchant aux Seychelles, à la Réunion et à l’Ile Maurice, le fait en quarante-cinq jours. Une maison de Bordeaux exécute le voyage par le Cap avec une ligne de bateaux à vapeur qui va jusqu’à Nouméa. Des lignes hambourgeoises et belges touchent aussi aux ports australiens. Sydney est le terminus de toutes les lignes. M. de Bismarck va subventionner une ligne allemande pour la même destination. Enfin des clippers partent de Londres et viennent par le cap de Bonne-Espérance charger les laines à Sydney et s’en retournent par le cap Horn, faisant ainsi le