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Page:Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 68.djvu/175

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I. Acta sanctorum, mois d’octobre, du 15 au 3), tomes VII, VIII, IX, X, XI, XII et XIII. . — II. Analecta Bollandiana, tome I et II, 1882 et 1883. Bruxelles-Paris, chez V. Palmé. — III. Les Actes des Martyrs, supplément aux Acta sincera de dom Ruinart, par Edmond Le Blant. Extrait des Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, tome XXX, IIIe part. Imprimerie nationale, 1882.


La plus grande entreprise littéraire des temps modernes, la publication des Acta sanctorum, conçue par le jésuite Rosweyde dans les premières années du XVIIe siècle (1607), préparée par ses soins, reprise après sa mort par Jean Bollandus en 1629, et inaugurée en fait en 1643, avait occupé plusieurs générations de théologiens lorsque, à la fin du XVIIIe siècle (1796), la politique vint frapper à la porte de l’abbaye de Tongerloo et disperser le paisible institut de sa vans religieux de l’ordre des prémontrés, auxquels les bollandistes de la compagnie de Jésus, supprimée vingt-trois ans auparavant, avaient passé la plume [1]. Le tome VI d’octobre venait

  1. La suppression de la Société de Jésus est de 1773. Mais l’Institut hagiographique formé de membres de la compagnie lui survécut quoique temps par la volonté de Marie-Thérèse. Transférés d’abord d’Anvers à Bruxelles dans l’abbaye de Caudonberg, puis au collège de Bruxelles, les théologiens jésuites donneront un volume en 1780 et un autre en 1786. C’est seulement en 1788 que la compagnie de Jésus cessa de présider aux Acta sanctorum jusqu’à la suspension de la publication. Le seul tome un de la collection, VIe d’octobre, donné en 1791, n’est pas leur œuvre, bien qu’il ne tranche en rien avec les autres.