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Page:Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 68.djvu/133

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II. LA GUERRE MARITIME ET L’ORGANISATION DES FORCES NAVALES.


Nous avons montré, dans une précédente étude [1], que le gros cuirassé, que le mastodonte de la mer, était vaincu par les microbes, torpilleurs et canonnières, à l’assaut desquels il ne lui serait plus possible de résister. Il nous reste à expliquer comment nous comprenons la guerre maritime de l’avenir, et, par suite, l’organisation des forces navales d’un grand pays tel que le nôtre. Cette seconde tâche n’est pas moins importante que la première ; elle l’est plus peut-être ; car il ne suffit pas de détruire le cuirassé, il faut encore le remplacer. Nous avons parlé de torpilleurs et de canonnières, nous avons fait voir quelle serait leur efficacité soit dans l’attaque d’une escadre, soit dans les opérations sur les côtes. Mais ce n’est pas tout. Nous avons maintenant à rechercher si ces nouveaux engins de combat suffiront à la guerre maritime et s’ils n’auront pas besoin d’être complétés par des navires d’un type différent. Cela fait, nous aurons encore à nous demander d’après quels principes

  1. Voyer la Revue du 15 décembre 1881.