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Page:Revue des Deux Mondes - 1878 - tome 25.djvu/876

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LES
APPLICATIONS SCIENTIQUES
DE LA PHOTOGRAPHIE

I.
LA PHOTOGRAPHIE CÉLESTE.

I. Das Licht im Dienste wissenschaftlicher Forschung, von Dr Stein. Leipzig 1877. — II. Les Merveilles de la photographie, par M. G. Tissandier. 1874. — III. La Photographie et la chimie de la lumière, par M. H. W. Vogel. 1877. (Bibliothèque internationale.) — IV. Les Progrès de la photographie, par M. A. Davanne. Paris 1877. Gauthier-Villars.

La plaque sensible, ce miroir magique qui garde l’image des corps et fait prisonnier l’instant fugitif, deviendra, cela est certain, l’un des auxiliaires les plus précieux des sciences d’observation. Il y a seulement lieu de s’étonner que les applications si nombreuses que comporte la photographie aient tant tardé à entrer dans la pratique courante des hommes de science, et que même aujourd’hui on ne puisse encore signaler que des tentatives isolées. Pourtant les premiers essais qui eurent pour but de la mettre au service de quelques sciences, notamment de l’histoire naturelle et de l’astronomie, datent presque de l’année même où Niepce et Daguerre publièrent leur admirable découverte. Dans sa Notice sur le daguerréotype, Arago rapporte que dès 1840. Daguerre avait essayé, sur ses instances, de fixer sur une lame d’argent l’image de la lune qui brillait dans un ciel pur : il fut du moins constaté que les rayons