Ouvrir le menu principal

Page:Revue des Deux Mondes - 1878 - tome 25.djvu/68

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


LES
VILLES INCONNUES
DE LA SYRIE

I. Syrie centrale. Architecture civile et religieuse du Ier ou VIIe siècle, par M. le comte de Vogüé. — II. Inscriptions sémitiques de la Syrie, par le même. — III. Inscriptions grecques et latines de l’Asie, par M. H. Waddington.

Il y a seize ans, deux savans français, M. Henri Waddington et M. le comte de Vogüé, formèrent le dessein de visiter la Syrie. Ils se proposaient de pénétrer plus loin qu’on ne le faisait ordinairement et de chercher si, dans ces déserts que les Européens ne fréquentent guère, il ne se cachait rien qui pût intéresser l’histoire du passé. C’était un voyage pénible, dangereux, et qui, pour être profitable, demandait des connaissances étendues à ceux qui avaient le courage de l’entreprendre. Heureusement nos voyageurs y étaient tout à fait préparés par leurs études : l’un connaissait à fond l’archéologie classique, l’autre les langues de l’Orient ; celui-ci s’occupait surtout des inscriptions grecques et latines, celui-là copiait les inscriptions araméennes, et tous deux étaient très capables d’apprécier les beaux monumens sur lesquels on les avait gravées. Aussi leur moisson fut-elle très abondante ; lorsqu’après deux ans ils revinrent en France, ils y rapportaient de véritables trésors qu’ils s’occupèrent aussitôt de communiquer au public.

Comme c’est l’usage, il a été beaucoup plus long de les publier que de les recueillir. La rédaction des ouvrages savans exige d’un auteur scrupuleux de longues recherches et des vérifications minutieuses : c’est un travail qui ne finit pas. A ces lenteurs inévitables