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Page:Revue des Deux Mondes - 1872 - tome 101.djvu/884

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LE CHOLÉRA INDIEN
AU POINT DE VUE
DE LA GÉOGRAPHIE MÉDICALE ET DE l’HYGIÈNE INTERNATIONALE

I. Discours sur le choléra prononcé à l’Académie de médecine par M. Faurel le 2 juillet 1873. — II. Durée du choléra asiatique, par le Dr Tholozan, 1872. — III. Origine nouvelle du choléra asiatique, par le même, 1871. — IV. Verbreitungsart der Cholera in Indien, von Max. V. Pettenkofer, 1871. — V. Ueber Cholera auf Schiffen und den Zweck der Quarantänen, von M. Pettenkofer, 1873. — VI. La Contagion du choléra, par le Dr Pellarin, 1873. — VII. La Question des maladies infectieuses, par le Dr Picot, 1872.

Il y a peu de temps encore, trois foyers de choléra menaçaient l’Europe d’une terrible épidémie. Deux de ces foyers sont presque éteints ou du moins ne sont plus à craindre; le troisième persiste, et mérite, sans justifier toutefois trop d’alarmes, d’être connu et surveillé. Le premier, celui qui a fait redouter un instant une invasion soudaine comme celle de 1865, était l’Arabie. Le choléra y sévissait dans l’automne de 1871 à Médine, et, comme l’époque du pèlerinage; approchait, il était présumable que le moment de l’agglomération des pèlerins serait marqué par une violente épidémie. La Mecque et une grande partie de l’Arabie furent effectivement atteintes; mais, grâce aux mesures prises par l’administration sanitaire égyptienne, l’Egypte et par suite l’Europe ont été préservées du fléau. Il existait un autre foyer à Constantinople. A la fin de novembre 1871, l’épidémie, qui durait dans cette ville depuis plus de deux mois, y était encore dans toute sa force : on comptait près de 400 victimes par semaine; mais cette épidémie, aujourd’hui en voie