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Page:Revue des Deux Mondes - 1870 - tome 87.djvu/691

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par les chartes de Nicholls (1664), de Dungan (1683), de Montgommerie (1730), fut amendée en 1830, 1849, 1851, 1853, puis renouvelée en 1857, enfin insérée dans le titre III, government of cities, du code politique de l’état, promulgué en 1860. La municipalité de New-York est une corporation dont le nom officiel indique insuffisamment la composition, — the mayor, aldermen and commonalty of the city of New-York. Cette corporations compose de deux bureaux, le bureau des aldermen, subdivisé en vingt-sept commissions permanentes, et les bureaux des councilmen, subdivisé en trente commissions. La réunion des deux boards constitue le common council, pouvoir législatif municipal. Dans chacun des dix-sept districts congressionnaux de la ville, les électeurs, c’est-à-dire les citoyens nés dans la ville ou y ayant un domicile permanent, élisent 1 alderman pour deux ans, et chacun des quatre districts sénatoriaux de la ville élit 6 councilmen pour un an. Les élus doivent être domiciliés dans le district qui les nomme. Chacun des boards se réunit séparément, nomme son président et ses agens, fait son règlement. Les mesures prises doivent être votées par les deux bureaux et approuvées par le maire. Si le maire refuse, la mesure doit passer de nouveau par l’examen des deux bureaux dans le cours de l’année, et elle ne devient loi que si les deux bureaux l’approuvent à la majorité des deux tiers des voix. Le pouvoir exécutif se compose du maire, du contrôleur, du conseil, — élus directement par les électeurs pour deux, trois et quatre ans, mais révocables par le gouverneur. de l’état, — et des autres agens, nommés par le maire avec l’agrément des aldermen. Le contrôleur est chargé des finances. Il y a en outre un commissaire des rues, une commission des eaux, un département des hospices, un bureau sanitaire, un bureau du contentieux dirigé par le council élu, etc. Le common council ne peut pas lever de taxes ni contracter d’emprunt sans l’autorisation de la législature.

La police a été confiée, par une loi du 10 avril 1860, à un bureau de police métropolitaine dont le ressort s’étend à tout le comté de New-York et à quatre comtés compris dans le même district. Il se compose de trois personnes, choisies par le gouverneur avec le consentement du sénat, qui organisent le service des agens, sergens, patrouilles, etc. Les dépenses de cette immense cité atteignent à peu près 200 millions ; l’instruction seule figure dans ces dépenses pour près de 40 millions. Le gouvernement municipal de New-York est d’ailleurs le même que celui des autres villes de l’état, sauf ce qui concerne la police. Le code politique de New-York sépare avec soin les villes (cities), au nombre de treize, à populations agglomérées, administrées par le maire et le conseil, les bourgs (towns),