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Page:Revue des Deux Mondes - 1867 - tome 67.djvu/919

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LES
VENTS ET LA PLUIE

I. Sailing directions, par M. Maury. — II. Guide du Marin, par M. Piddington, traduit par M. Chardonneau. — III. La Loi des Tempêtes, par M. Dovo. — IV. The Weather Book, par l’amiral Fitz-Roy. — V. Les Mouvemens de l’atmosphère et des mers, par M. Marié Davy. — VI. Thèse de Physique, par M. Sonrel. — VII. Bulletin de l’Observatoire impérial. — VIII. Atlas des orages de l’année 1865, rédigé par l’Observatoire impérial.

On disait à Thalès que la sagesse ne sert à rien qu’à rendre les sages misérables. Il se piqua d’honneur, et comme il avait prévu que les olives devaient être abondantes, il loua tous les pressoirs longtemps avant la récolte : quand elle fut venue, il en tira tout l’argent qu’il voulut. Thalès, à ce qu’il paraît, savait prévoir le temps : c’est une recette aujourd’hui perdue, et l’on se ruinerait en louant des pressoirs aussi sûrement qu’à jouer à la bourse. Il y a bien, à la vérité, de temps en temps des illuminés ou des charlatans qui se prétendent initiés aux secrets de l’atmosphère, comme il y a des dupes qui les croient ; mais tout cela est vain. Personne n’a jamais su, personne aujourd’hui ne sait prédire le temps ; j’ajouterais volontiers que personne ne le saura jamais. C’est une conviction que je voudrais faire partager aux lecteurs de la Revue en leur offrant un tableau fidèle des opérations régulières qui s’accomplissent dans l’air, et qui distribuent dans les divers climats la chaleur, le vent et la pluie.


I

Par-dessus les continens et les mers, la terre est enveloppée d’un manteau uniforme et léger qui la préserve du froid, et dans