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Page:Revue des Deux Mondes - 1866 - tome 61.djvu/860

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RIVALITE
DE CHARLES-QUINT
ET
DE FRANCOIS Ier

TRAITE DE MADRID ET DELIVRANCE DE FRANCOIS Ier.



I

Vers le même temps où l’empereur Charles-Quint apprenait par le marquis de Pescara les projets menaçans des princes italiens et où il recevait d’Angleterre l’avis que son ancien allié Henri VIII concluait un traité avec la régente de France, il était informé du dangereux état dans lequel la captivité avait fait tomber le roi son prisonnier [1]. Après que les négociations pour la paix avaient été suspendues, François Ier, voyant que Charles-Quint se refusait à une entrevue, sentant que la possibilité d’un accord et l’espoir de sa délivrance s’éloignaient de plus en plus, craignant que son royaume, où des dissentimens commençaient à se montrer entre le parlement et la régente, ne fût exposé à d’irrémédiables désordres par son emprisonnement prolongé, fut en proie à une mélancolique tristesse. La fièvre le saisit ; cette fièvre, continuant avec des redoublemens, fut le signe d’une maladie des plus graves. François Ier

  1. Voyez, sur cette lutte et les incidens antérieurs, la Revue du 15 janvier 1851, du 15 mars et du 1er avril 1858, des 15 février, 1er et 15 mars 1860, et du 1er février 1860.