Ouvrir le menu principal

Page:Revue des Deux Mondes - 1863 - tome 47.djvu/558

Cette page a été validée par deux contributeurs.


LA LITHOGRAPHIE
dans
SES RAPPORTS AVEC LA PEINTURE

charlet, vernet, delacroix, bonington, devéria, decamps, raffet, gavarni (1816-1863).

I. Raffet, son Œuvre lithographique et ses Eaux-Fortes, par H. Giacomelli. — II. Catalogues raisonnés des collections Parguez et de La Combe, par Ph. Burty. — III. Charlet, sa Vie, ses Lettres, suivi d’une description raisonnée de son Œuvre lithographique, par M. de La Combe.

Un demi-siècle ne s’est pas écoulé encore depuis que les procédés de Senefelder ont été importés en France, et déjà la lithographie semble avoir traversé toutes les phases qui précèdent ou qui marquent dans la vie d’un art la période d’affaiblissement et de déclin. Ce moyen d’expression pittoresque, si plein de promesses au début, si rapidement populaire parmi les artistes, ne sert plus guère aujourd’hui qu’à défrayer une industrie vulgaire et à multiplier des produits où la dextérité se substitue à la verve, la jactance dans la pratique aux témoignages discrets du talent. Nous ne parlons pas de ces mille croquis sur pierre, griffonnés et publiés au jour le jour pour nous dénoncer quelque chose des extravagances de la mode, des menus scandales ou des ridicules frais éclos, — sorte de chronique en images dont nos yeux peuvent chaque matin s’amuser tant bien que mal, mais qui, en raison de son principe et de sa destination même, n’intéresse ni le goût ni l’art proprement dit : nous voulons parler d’œuvres moins futiles en apparence, bien que tout aussi étrangères