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Page:Revue des Deux Mondes - 1863 - tome 47.djvu/174

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LES
PRÉDICTIONS MÉTÉOROLOGIQUES

LA LUNE, LES ETOILES FILANTES ET LES VENTS.

I. De la Prédiction du temps, par M. Mathieu (de la Drôme), Paris 1862. — II. Précis des recherches sur les Météores et sur les Lois qui les régissent, par M. Coulvier-Gravier, Paris 1863. — III. The Wealher Book, by Rear-Admiral Fitz-Roy, F. R. S., London 1863.

C’est un des caractères les plus marqués de notre époque que la tendance qu’ont les sciences à marcher vers un but utile. Dans un temps où les applications industrielles suivent de près toutes les découvertes spéculatives, il semble que personne ne doive s’abandonner à d’arides travaux et qu’un savant mérite le blâme, s’il consacre ses veilles et son intelligence à la solution d’un problème purement théorique. Ce n’est pas à dire que l’utilité d’une science doive être immédiate et apparente; mais il faut que l’étude laisse entrevoir un résultat, lointain ou rapproché, direct ou détourné, qui ajoute quelque chose au bien-être matériel ou au perfectionnement moral de la société.

Les sciences qui viennent d’éclore ont en particulier ce désavantage que les hommes qui les cultivent ne sont pas eux-mêmes bien fixés sur les profits qu’on en peut attendre. L’électricité par exemple, si féconde, qui se fait dans l’industrie et les arts une place de plus en plus large, ne fut pendant plusieurs siècles qu’un sujet de pure curiosité. Quelquefois aussi on n’aperçoit pas tout de suite les conséquences utiles d’une découverte scientifique. Ainsi les astronomes de l’antiquité observèrent longtemps les mouvemens des corps cé-