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Page:Revue des Deux Mondes - 1863 - tome 45.djvu/756

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Nous avons donné de sincères éloges aux notes de M. Maillard sur ses travaux de recherche à l’île de La Réunion ; nous ne pouvons mieux les compléter qu’en citant encore M. Deshayes. « Pour ce qui a rapport aux mollusques (de cette région), nous pouvons l’affirmer, et le catalogue le constate, personne avant M. Maillard n’en avait réuni une collection aussi complète… Parmi tant d’espèces contenues dans cette collection, il eût été bien étrange de n’en rencontrer aucune qui fût nouvelle. Loin de ce résultat négatif, nous avons eu le plaisir d’en reconnaître un grand nombre qui jusqu’alors avaient échappé aux recherches d’autres naturalistes. On remarquera surtout une addition notable à ces mollusques aborigènes et fluviatiles sur lesquels notre savant ami M. Morelet avait entrepris des recherches. Nous ne pouvions confier à de meilleures mains le soin de déterminer les espèces contenues dans ce catalogue. » Suit la description de trois genres nouveaux et de plus de cent espèces avec treize planches d’un travail exquis dues a l’habile dessinateur M. Levasseur. Cet ouvrage se recommande donc à tous les explorateurs de la faune malacologique comme un document d’une valeur incontestable.


George Sand.


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Nous avons publié dans notre livraison du 15 décembre 1862 une nouvelle de M. Edgar Saveney, Popovitza, dont les scènes principales se passent à Routchouk, sur les bords du Danube, et dont un personnage porte le nom de Clician. Nous avons reçu à ce sujet, il y a quelques mois, une réclamation de M. Luca Clician, négociant à Routchouk, qui insistait pour décliner toute solidarité avec le personnage du roman, et qui nous prie de nouveau d’en avertir nos lecteurs. Nous ne faisons aucune difficulté d’accueillir sa demande. Le nom de Clician, assez commun parmi les Grecs qui habitent les bords du Danube, a été choisi arbitrairement par l’auteur de Popovitza. M. Luca Clician ne saurait en aucune manière être rendu responsable des actions ou des opinions d’un personnage de roman qui porte par hasard le même nom que lui (sans porter d’ailleurs le même prénom). Cette déclaration était sans doute inutile pour des lecteurs français ; mais M. Luca Clician paraît attacher un grand prix à ce qu’elle lui parvienne, dans les pages mêmes de la Revue, sur les bords du Danube. Nous n’hésitons plus a lui donner cette satisfaction.


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V. de Mars.