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Page:Revue des Deux Mondes - 1863 - tome 45.djvu/42

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DE
L’ÉQUIVALENCE DE LA CHALEUR
ET
DU TRAVAIL MÉCANIQUE


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I. Exposé de la théorie mécanique de la chaleur, présenté à la Société chimique de Paris le 7 et le 21 février 1862, par M. Verdet. — II. Commentaire aux travaux publiés sur la chaleur considérée au point de vue mécanique, par M. Résal, ingénieur des mines, 1861. — III. De la Contraction musculaire dans ses rapports avec la température animale, par M. J. Béclard. — IV. Étude historique sur la théorie de la chaleur, par M. Ch. Laboulaye. — V. De l’équivalent mécanique de la chaleur, par M. J.-B. Bélanger, 1863.


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La physique moderne est entrée depuis vingt ans dans une phase particulière. À mesure qu’on a mieux étudié la gravitation, la chaleur, la lumière, l’électricité, le magnétisme, l’affinité chimique, et qu’on a mieux connu les lois spéciales de chacune de ces propriétés de la matière, on a distingué plus nettement leurs relations nécessaires ; on a reconnu pour plusieurs d’entre elles qu’elles s’engendrent les unes des autres suivant des règles précises, et l’on a été conduit à étendre et à généraliser ce principe. À vrai dire, ce n’est qu’un retour à la méthode primitive et naturelle. Après avoir séparé la science en plusieurs branches pour la commodité de l’esprit et la facilité de l’étude, on devait être ramené à l’unité initiale. Après l’analyse devait venir la synthèse ; mais ce mouvement s’est présenté, dans ces vingt dernières années, avec tous les caractères d’une nouveauté. Cette évolution de l’esprit scientifique s’est marquée