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Page:Revue des Deux Mondes - 1860 - tome 26.djvu/676

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DU CREDIT
DES
CHEMINS DE FER


I. De la Création d’un Grand-livre des Chemins de fer. — II. Simple exposé de quelques idées financières et industrielles, par M. Bartbolony. — III. Étude sur la solution des chemins de fer, par M. Poujard’hieu.



Les compagnies de chemins de fer ont déjà traversé bien des vicissitudes, elles ont déjà plus d’une fois vu l’opinion publique changer complètement à leur égard, et passer pour ainsi dire sans transition d’un extrême à l’autre, de l’engouement à l’éloignement. Sans remonter au-delà de 1845, on se rappelle la faveur qui accueillit alors ces sortes d’entreprises. À peine étaient-elles constituées, et avant même qu’elles le fussent, lorsqu’elles n’avaient encore que l’espoir d’une concession, elles pouvaient négocier cet espoir avec prime, sous le nom de promesses d’action. On se rappelle les promesses de la ligne de Paris à Lyon, de celle de Lyon à Avignon, et on se rappelle aussi que le chemin de fer du Nord, à peine concédé, vit ses actions monter immédiatement à 400 francs de prime. cette période fut courte : dès la fin de 1846, l’engouement avait diminué, il s’éteignit avec la crise de 1847, et quand la révolution de février arriva ; ce fut un désarroi complet dans toutes les entreprises de chemins de fer. Celles qui n’avaient pas commencé leurs travaux furent obligées de liquider, celles qui les avaient commencés ne purent plus les continuer et implorèrent le rachat de l’état. Il ne resta