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Page:Revue des Deux Mondes - 1860 - tome 26.djvu/261

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LA JEUNESSE
DE MAZARIN

DERNIERE PARTIE


Nouvelle expédition française en Piémont, part de Mazarin a l’heureux début de la campagne, Mazarin reçu par le roi a Grenoble, bataille de Veillane, mort de Charles-Emmanuel, prise de Mantoue, Casal réduite à la dernière extrémité, maladie de Louis XIII, situation difficile de Richelieu. — Démarches inutiles de Mazarin, soupçons de Louis XIII et de Richelieu, scène violente à Saint-Jean-de-Maurienne entre le cardinal et Mazarin, fermeté du jeune diplomate ; il est chargé de nouvelles négociations, réussit auprès du nouveau duc de Savoie et auprès de Collalto ; disgrâce soudaine de Spinola, sa maladie, ses derniers momens. — Le maréchal de Schomberg en Piémont ; les négociations pour la paix transportées à Ratisbonne ; Mazarin obtient un armistice ; le traité de Ratisbonne, conclu par le père Joseph, est rejeté par la France ; rupture de l’armistice et reprise des hostilités. — Les deux armées en présence le 26 octobre dans la plaine de Casai ; Mazarin invente un arrangement qui satisfait les deux parties et amène la paix. — Heureuses suites de l’affaire de Casal ; évacuation du Montferrat par les Espagnols, traité général de Cherasco, convention particulière qui cède Pignerol a la France ; pacification de la Haute-Italie.




V

Parti de Lyon le 29 janvier 1630, Mazarin ne perdit pas un moment pour aller suivre et presser les négociations commencées, et tâcher de les conduire à leur terme avant l’ouverture de la campagne. Tous les mouvemens qu’il se donna n’aboutirent à aucun résultat fort satisfaisant, et quand, revenu auprès du nonce Pancirole à Alexandrie, il écrivit à Richelieu pour lui rendre compte de ce qu’il avait vu et de ce qu’il avait fait, il eut beau s’efforcer, selon l’esprit et le rôle de la légation pontificale, de le séduire à la paix en la lui présentant comme bien avancée : d’aussi vagues paroles