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Page:Revue des Deux Mondes - 1842 - tome 32.djvu/9

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FEU BRESSIER.


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PREMIÈRE PARTIE.


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I.


Un des premiers jours du mois de mai, vers trois heures de l’après-midi, une voiture allait quitter une grande route bordée de pommiers, pour s’arrêter devant une petite maison de campagne qui était à gauche de la route, quand les personnes qui étaient dans la voiture ordonnèrent au cocher d’arrêter. Un jeune homme s’approcha de la voiture et salua.

— Comment ! vous par ici, Seeburg ? s’écria un homme de quarante ans.

— Oui, monsieur Morsy, répondit le jeune homme ; je donne tous les deux jours une leçon à un quart de lieue d’ici. J’ai pris l’avance sur la voiture, et je l’attends au passage. J’ai voulu faire une partie de la route à pied ; le pays est charmant.

— Charmant, en effet, dit une grosse dame qui occupait le fond de la voiture avec son mari.