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Page:Revue des Deux Mondes - 1842 - tome 32.djvu/624

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LE DERNIER


HUMORISTE ANGLAIS.




I.- THE LETTERS OF CHARLES LAMB,
by th. n. talfourd.
II.- POEMS AND ESSAYS,
by charles lamb.




On peut avoir vécu à Londres fort long-temps, et n’avoir jamais aperçu Chancery-Lane.

Ce n’est point une rue, ni une allée, ni un impasse, ni un carrefour, ni une ruelle, ni un passage ; c’est quelque chose d’obscur et d’inouï, où quelques gens de loi, de commerce et de banque, sont venus établir leur sanctuaire. Vous y trouvez, mêlées dans une harmonie rougeâtre, et sur un fond bitumineux taché d’ocre, et de corail, toutes les couleurs lugubres. Les maisons y sont hautes et de brique, mais d’une brique vénérable, bronzée par les vapeurs, cuite par le soleil, noircie par le temps ; — d’une brique brune, brun-rouge, brun-pâle, brun-vert, mordorée et glacée de jaune, qui me charmait sin-