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Page:Revue des Deux Mondes - 1842 - tome 32.djvu/416

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FEU BRESSIER.


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DERNIÈRE PARTIE [1].


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XXX.


L’ame de feu Bressier était un peu découragée ; elle resta quelques jours sans faire de nouvelles épreuves, s’enfonçant dans le nectaire des fleurs avec les abeilles, se baignant dans les gouttes de rosée que le matin suspend à la pointe des brins d’herbe, comme des diamans, des opales, des rubis, des émeraudes, que boivent les premiers rayons du soleil.

Tantôt, avec la cétoine verte, elle dormait dans les roses blanches ; tantôt, avec le criocère écarlate, elle se cachait dans le calice d’argent des lis, ou elle s’enivrait de l’odeur des tubéreuses.

Au sein de cette nature où tout est né pour aimer, où les insectes se cherchent dans les fleurs qui se fécondent par des caresses embaumées, elle songeait tristement qu’elle n’avait encore pu trouver

  1. Voyez les livraisons du 1er et 15 octobre.