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Page:Revue des Deux Mondes - 1840 - tome 21.djvu/115

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a levé hier le siége de cette ville et commencé son mouvement rétrograde vers ses propres états. Toutes les troupes ont campé à Sang-bust, à environ quatre lieues d’ici. Sa majesté se rend sans délai à Tehran par Tourbat, Shekhi-Jaum et Meshed.

« Ce mouvement a eu lieu par suite de l’acquiescement de sa majesté aux demandes du gouvernement anglais, que j’avais eu l’honneur de lui remettre le 12 août, et auxquelles sa majesté a accédé en entier le 14.

« Sa majesté Shah-Kamran, son vizir Yar-Mahommed-Khan et la ville entière reconnaissent pleinement la sincérité de l’amitié du gouvernement anglais, et M. Pottinger et moi-même, nous partageons leur gratitude envers la Providence pour l’heureux événement que j’ai l’honneur de vous annoncer.

« En publiant ces importantes nouvelles, le gouverneur-général croit convenable de déclarer aussi que, tout en pensant que le gouvernement de l’Inde et ses alliés doivent se féliciter à bon droit de l’abandon par le shah de Perse de ses desseins hostiles contre Hérat, il n’en continuera pas moins à poursuivre avec vigueur l’exécution des mesures qui ont été annoncées, dans le but de substituer une domination amie à un pouvoir hostile dans les provinces orientales de l’Afghanistan, et d’établir une barrière permanente contre tout plan d’agression qui pourrait menacer notre frontière au nord-ouest.

« Le très honorable gouverneur-général juge à propos de nommer le lieutenant Eldred Pottinger (du corps de l’artillerie de Bombay), agent politique à Hérat, sous les ordres de l’envoyé et ministre à la cour de Shah-Shoudjâ-Oul-Moulk. Cette nomination doit dater du 9 septembre dernier, jour où le shah de Perse a levé le siége d’Hérat.

« En nommant le lieutenant Pottinger au poste désigné ci-dessus, le gouverneur-général se félicite de l’occasion qui lui est offerte : d’applaudir hautement, comme il le doit, aux services signalés de cet officier, qui, pendant le long siége d’Hérat, et dans des circonstances particulièrement dangereuses et difficiles, a, par son courage, son habileté et son jugement, soutenu honorablement la renommée et les intérêts de son pays.

« Par ordre du très honorable gouverneur-général de l’Inde,

« W. H. MACNAGIITEN,[1]

A la lecture de ces importans documens, les réflexions se présentent en foule. Les principes de libéralité, d’humanité, de justice,

  1. « Secrétaire du gouvernement de l’Inde près du gouverneur-général.