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Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 8.djvu/579

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LITTERATURE


ORIENTALE




ANTIQUITES DE LA PERSE - TRAVAUX DE M. E. BURNOUF




Les lecteurs de cette Revue se souviennent peut-être de quelques articles sur les travaux d’Abel Rémusat, dans lesquels je tentai de mettre le public au courant des principales découvertes qui honoreront à jamais la mémoire de ce savant. Je tâchai de lever en partie le voile qui, pour un grand nombre d’esprits, couvre encore les procédés d’une langue peu connue, et de montrer, par les heureuses tentatives de M. Rémusat, le parti qu’on pouvait tirer d’une littérature immense et à peine effleurée. Je vais exposer d’autres progrès des lettres orientales. Je rendais compte alors des travaux d’un homme illustre qui venait de descendre dans la tombe. Il m’est doux de reprendre cette tâche en m’occupant des recherches d’un jeune contemporain qui a devant lui un long avenir. Pour ceux à qui d’autres occupations ne permettent pas de pousser ces belles études aussi loin qu’ils le voudraient, mais qui se sentent attirés vers elles par un attrait invincible, et en suivent les progrès avec un intérêt toujours vif, bien qu’ancien déjà, c’est un