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Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 8.djvu/517

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NOUVELLES LETTRES


SUR


L'HISTOIRE DE FRANCE,


SCENES DU SIXIEME SIECLE




SISIEME LETTRE

LE JUIF PRISCUS – SUITE ET FIN DE L'HISTOIRE DE LEUDASTE[1]

(580 — 583)





Après l’heureuse issue de l’accusation intentée contre lui, l’évêque de Tours avait repris le cours, un moment troublé, de ses occupations à la fois religieuses et politiques. Non-seulement les affaires de son diocèse et le soin de la police municipale exigeaient de sa part une vigilance de tous les jours ; mais encore des intérêts plus généraux, ceux de l’église gallicane, et ceux de la paix nationale sans cesse rompue entre les rois franks, lui donnaient beaucoup de soucis. Seul, ou en compagnie d’autres évêques, il faisait de fréquens voyages aux diverses résidences qu’habitait successivement la cour de Neustrie ; et dans ce palais de Braine, où il avait comparu comme accusé de lèse-majesté, il ne se voyait

  1. Voyez la livraison du 1er mai.