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Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 6.djvu/752

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le gouvernement représentatif ne vit pas de l’obéissance des peuples, mais de leur foi ; et l’on ne croit qu’à la vertu.

Arrêtons-nous à ces dernières conséquences. Nous avons passé en revue toutes les divisions du système électif. Si nous l’avons bien jugé, la démocratie est à la base, et l’aristocratie au sommet. La loi sur la garde nationale et la loi municipale, devancent, à quelques égards, la civilisation de la France ; la loi départementale et la loi électorale sont des mesures d’exclusion, des précautions injurieuses contre lesquelles protestent et l’état des lumières et la division des propriétés. Dans ce système bicéphale, quel est le principe qui l’emportera ? Nous pouvons prévoir le succès ; mais Dieu seul en sait la date et le lieu.

(British and Foreign Review [1]).

  1. Il faut louer le British and Foreign Review de la haute impartialité qu’il montre à l’égard de la France, et du soin qu’il met à s’entourer des autorités les plus compétentes, lorsqu’il s’agit de traiter des questions politiques ou littéraires en dehors des mœurs et des habitudes de l’Angleterre. Il serait à désirer que la presse tory montrât la même modération et le même discernement. Bien différent en ceci du Quarterly Review, auquel nous répondons plus bas, le British and Foreign Review s’est adressé, pour les questions françaises, à des écrivains aptes à traiter ces matières, et dont les travaux pourront paraître simultanément à Londres et à Paris.