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SIMON. 293

îiom du cieL Je compte sur votre cœur généreux que ni la piété fervente à laquelle vous vous livrez, ni le bonheur dont vous seniblez jouir dans la solitude, n’ont pu refroidir à mon égard. Adieu, ma dogaresse chérie. Je vous attends. >

— Et quelle est votre intention, mademoiselle Diplomatie ? dit M. Parquet, en achevant ce billet.

— Oh ! mon père ! je n’en sais trop rien, répondit Bonne ; mais il est certain que de ma vie je ne ferai la moindre démarche importante et ne me permettrai la moindre pensée trop vive, sans consulter Fiamma.

Parquet, ne comprenant rien à ces mystères déjeunes filles, pria Simon de ne pas être trop assidu auprès de Bonne. — N’allez pas chasser encore cet [amoureux qu’elle a aujourd’hui, lui dit-il, et qui n’est pas à m.épriser, car on ne sait pas ce qui peut arriver, et ma fille est d’âge à se marier.

Ces choses se passaient à la ville, où la famille Parquet vivait désormais habituellement. A l’époque où le comte de Fougères dut revenir. Bonne retourna au village pour attendre son amie. Fiamma n’avait pas répondu, mais elle arriva, et courut embrasser M"^ Parquet, qui eut, ce jour-là et les jours suivans, de longues conférences avec elle.

( La troisième partie à la prochaine livraison,) George Sand.