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en France, les céda, à ce qu’il paraît, à un spéculateur des mains duquel ils passèrent dans une ménagerie où ils sont morts, comme je l’ai dit, entre un rhinocéros et un boa.

Quoique j’aie parlé de destruction complète, il est possible qu’il existe encore quelques individus de ces deux peuplades. On les trouverait alors épars dans les vastes plaines de Montevideo, sur les fermes où l’on élève le bétail, ou bien fuyant, dans les forêts des bords de l’Uruguay, la présence des blancs, en attendant qu’ils aillent rejoindre les mille autres nations indiennes disparues de dessous le soleil depuis la découverte.


Isid. Aubouin.