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Page:Revue des Deux Mondes - 1834 - tome 2.djvu/483

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le perfectionnement de la science, qui ne saurait avoir lieu que par les méditations consciencieuses des adeptes.

La formation d’un Institut géographique-artistique a été dernièrement annoncée par M. Gross Hofinger de Leipzig. Son but serait la publication simultanée à Paris, Londres et Leipzig, en français, anglais et allemand, d’ouvrages de toute espèce concernant la géographie. Munich, Nuremberg, Brunswick, Vienne, possèdent aussi de grands établissemens du même genre que ceux qui précèdent ; le premier avait été fondé par Cotta. Il faut ranger dans la même catégorie celui d’Arrowsmith à Londres.


Travaux individuels.

Nous arrivons enfin aux publications particulières, qui sont de deux sortes, les recueils périodiques, et les ouvrages détachés. Pour les premiers, la France est encore à la tête du mouvement géographique, bien qu’elle ait vu s’éteindre quelques-unes de ses publications spéciales, telles que le Journal des voyages qui s’est fondu dans la Revue des Deux Mondes, et le Bulletin des sciences géographiques, fondé par M. de Férussac, et qui a fini avec l’année 1831.

Mais il lui reste les Nouvelles Annales des voyages et des sciences géographiques, continuation des Annales de Malte-Brun, publiées par MM. Eyriès, La Renaudière et Klaproth. Les Nouvelles Annales sont plus spécialement destinées à tenir les gens du monde au niveau des découvertes géographiques, en les dépouillant de l’aridité des détails scientifiques ; elles empruntent beaucoup aux publications étrangères, et peut-être pourrait-on leur adresser le reproche de ne pas indiquer avec assez de précision et d’exactitude les sources où elles puisent leurs matériaux. Cette indication importe fort peu, il est vrai, à une certaine partie des lecteurs, mais les rédacteurs se doivent à eux-mêmes de ne point la négliger.

Les Annales maritimes et coloniales, dont nous avons déjà parlé, ont quelques-unes de leurs sections spécialement destinées à la géographie. Tous nos autres recueils périodiques ne s’occupent de géographie qu’accidentellement, et il serait oiseux de les énumérer.

L’Angleterre, où paraissent des publications sans nombre, et qui peut à juste titre présenter quelques-unes de ses Revues comme des modèles qui n’ont pas encore été surpassés, n’a cependant qu’un seul recueil exclusivement consacré aux voyages et à la géographie, le Nautical Magazine, dont le premier cahier a paru en mars 1832. Quoique l’hydrographie et les voyages sur mer constituent sa spécialité, il accorde parfois quelques articles aux voyages terrestres. Au reste, la géographie et les voyages en