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IMPRESSIONS DE VOYAGES.


VII.[1]


La mer de glace.




J’avais donné rendez-vous à Payot pour le lendemain à dix heures du matin seulement, la course que nous avions à faire n’étant que de six à sept lieues pour aller et revenir. Il vint nous chercher comme nous achevions de déjeuner ; il avait été la veille, en nous quittant, reconduire Balmat un bout de chemin, et l’avait laissé enchanté de moi. Balmat me promettait sa visite pour le soir.

En sortant du village, Payot resta en arrière pour causer avec une femme. Comme le chemin se bifurquait cent pas plus loin, nous nous arrêtâmes, ignorant laquelle des deux routes il nous fallait prendre ; dès que Payot nous vit indécis, il accourut à nous

  1. Voyez l’histoire de Jacques Balmat, livraison du 25 mars.