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Page:Revue des Deux Mondes - 1832 - tome 8.djvu/501

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Jeanne Désirée, fondatrice, par la demoiselle Juliette, qui n’est pas encore femme nouvelle, mais qui semble aspirer à le devenir.

Votre œuvre vous met hors la loi, dit en commençant mademoiselle Juliette, je ne dois point vous le dissimuler ; et, pour vous seconder, il faut sentir tout ce qu’il y a d’intimement utile au fond de votre nouvelle morale. Mais, si vous pouviez joindre là forme au fond ; en d’autres termes, si vous pouviez être femmes nouvelles et femmes d’ordre, beaucoup d’hommes viendraient à votre aide.

Mademoiselle Juliette appelle ensuite les dames fondatrices ses chères enfans ; puis, après les avoir charitablement prévenues qu’elles sont loin de la perfection, et que le désordre de leurs idées est bien grand, elle se déclare leur mère en expérience.

Tout ceci n’aurait rien d’absolument flatteur pour les femmes nouvelles, si mademoiselle Juliette n’ajoutait en finissant : Comme vous avez besoin, mes chères enfans, d’être soutenues dans votre apostolat, désirant concourir à votre œuvre et vous donner un haut témoignage de mon affection, je vous fais passer ci-joints 25 francs. Ces 25 francs arrivent à propos pour dorer les objections quelque peu dures et incisives de mademoiselle Félicité ; aussi les dames fondatrices, dans leur quittance qui suit, déclarent-elles recevoir avec une vive reconnaissance les avis maternels et les 25 francs de mademoiselle Juliette.

Que si quelqu’un de nos lecteurs désirait aussi concourir à l’œuvre des femmes nouvelles et leur donner quelque témoignage de son affection, il devrait s’adresser au bureau de l’Apostolat, rue du Faubourg Saint-Denis, n° 11, ou à madame Voilquin, rue Cadet, n° 26.

Il est bien recommandé d’affranchir non-seulement la femme, mais encore les lettres et paquets.




M. DOUVILLE. — PIECES JUSTIFICATIVES.

La Revue des Deux Mondes, en admettant dans sa dernière livraison une grave accusation contre M. Douville, a toujours eu l’intention de concilier, d’une manière franche et loyale, ce qu’elle devait d’une part aux intérêts de la vérité, et de l’autre à la défense de la personne inculpée. Elle a donc accueilli sans difficulté la lettre suivante que lui a adressée M. Douville le 10 courant, bien qu’elle porte la date du 6, par erreur sans doute. Cette lettre n’est, quant aux moyens de défense qu’elle contient, que la répétition exacte de celle que son auteur a insérée le 7 courant dans le Messager des Chambres, et à laquelle j’ai répondu le lendemain dans le même journal, en promettant de donner aujourd’hui les preuves écrites de toutes les assertions que j’ai avancées.