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Page:Revue des Deux Mondes - 1832 - tome 8.djvu/378

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M. Victor Hugo est infatigable. Hier, il nous a donné les Feuilles d’automne, demain il nous donnera le Roi s’amuse, drame qui met déjà en rumeur tout le public de nos théâtres ; aujourd’hui, il nous donne Notre-Dame-de-Paris, augmentée de trois chapitres nouveaux, qui suffiraient presque à faire un livre, et d’une préface où le grand artiste continue cette rude guerre qu’il fait aux démolisseurs. Cette réimpression de Notre-Dame, qui est la huitième édition depuis quinze mois, est en trois volumes, et fait partie de la collection complète des Œuvres de Victor Hugo, que le libraire Renduel publie dans le beau format in-octavo. Notre-Dame-de-Paris est, sans contredit, un des plus admirables monumens de notre langue. C’est aujourd’hui un livre européen. Nous reviendrons sur Notre-Dame, à propos des additions importantes que l’auteur y a faites. Il y a, dans ces additions, un chapitre bien curieux sur Louis XI, et un autre chapitre où l’auteur expose des idées tout-à-fait neuves sur l’avenir de l’architecture. Nous examinerons ces idées. Les opinions de M. Victor Hugo méritent toute attention. À peine âgé de trente ans, il s’est fait, dans notre littérature, une place unique et immense. Drame, roman, poésie, tout relève aujourd’hui de cet écrivain, qui n’est pas moins grand prosateur que grand poète ; esprit singulier et persévérant, qui ploie son public à sa guise, et finit toujours par vous amener à lui, quelquefois à votre insu, et malgré que vous en ayez.


M. Alexandre Dumas nous arrive d’Italie avec un beau travail, pour faire suite à ses Chroniques de France : C’est promettre de véritables jouissances à nos lecteurs. M. Dumas publiera aussi dans les premiers mois de l’année, un ouvrage important sur les grandes époques de notre histoire. Nous pouvons lui prédire un grand succès.