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Page:Revue des Deux Mondes - 1832 - tome 8.djvu/362

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académicien, n’ayant pas paru suffisante à vos commissaires, ils ont cru devoir engager l’auteur du travail à opérer la calcination sur la cornaline pulvérisée et sans addition de bi-oxide. L’expérience a été faite. Cent grains de cornaline réduite en poudre ont éprouvé une perte de I gramme 169 milligrammes, et ont fourni une liqueur acide rougissant fortement le tournesol, du gaz inflammable et du gaz acide carbonique. La liqueur traitée par la chaux n’a laissé dégager aucune trace d’ammoniaque. Le résidu de la calcination était d’un blanc grisâtre.

Cette expérience confirme pleinement l’assertion émise par M. Gauthier de Claubry ; mais quoiqu’il soit prouvé que la couleur de la cornaline est due à la présence d’une matière végétale, il reste à déterminer la nature de cette substance, et de plus il sera nécessaire de constater si une partie de la perle qu’éprouve la cornaline par la chaleur n’est pas due en partie à l’évaporation de l’eau contenue dans la pierre.

L’Académie, conformément aux conclusions des commissaires, accorde son approbation au mémoire de M. Gauthier de Claubry.

M. Dupuytren fait un rapport très-favorable sur un ouvrage de M. Desgenettes, candidat pour la place d’académicien libre, vacante par la mort de M. Henry de Cassini. L’ouvrage est la relation médicale de l’armée d’Orient.

M. Dupuytren ayant, dans son rapport, fait allusion au trait si souvent cité comme un des litres de la gloire de M. Desgenettes, l’inoculation de la peste que cet habile médecin aurait pratiquée sur lui-même dans le but de rassurer les malades, M. Costaz, académicien libre, qui faisait aussi partie de l’expédition d’Egypte, commence à détailler les circonstances de cet événement, et désigne M. Larrey comme en ayant été témoin avec lui. M. Larrey, sans nier positivement le fait, déclare qu’au moins il ne s’est pas passé en sa présence, et demande que son nom ne soit pas invoqué k l’appui. M. Costaz interrompt son récit.

Séance du 10 septembre. — M. de Mirbel annonce la mort de sir Everard Home, correspondant de l’Académie dans la section d’anatomie et de zoologie.

M. de Humboldt adresse, de Berlin, une brochure écrite en allemand ayant pour titre : Deuxième lettre de M. Elie de Beaumont, sur l’âge relatif des chaînes de montagnes.

M. Sellier, qui avait déjà adressé précédemment des considérations sur l’électricité de l’atmosphère, envoie comme addition à son premier mémoire, les détails d’une expérience qu’il a faite récemment et qui se rapporte au même sujet. « Dorther, dit-il, a fait connaître, dans un mémoire publié dans le second tome des anciennes Annales de chimie, la manière dont se dépose l’humidité exhalée dans l’intérieur d’un ballon