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Page:Revue des Deux Mondes - 1832 - tome 8.djvu/355

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La seconde partie contient deux mémoires de M. Milne-Edwards sur l’état actuel de la pêche maritime en France. L’auteur, dans ce travail, n’a pas eu en vue seulement des recherches d’histoire naturelle, mais encore des recherches statistiques. Il établit, d’après les documens les plus dignes de foi, le nombre des bâtimens employés dans les différens genres de pêche, celui des hommes qui y trouvent leur moyen habituel de subsistance, et leur rapport numérique avec la masse totale des marins, etc.

La troisième partie contient des recherches statistiques sur les naufrages qui ont eu lieu le long de nos côtes ; l’auteur, M. Audouin, s’attache à bien apprécier l’influence des saisons sur la fréquence de ces événemens. L’utilité de ce travail, qui n’avait encore été fait par personne, sera sentie par tous ceux qui peuvent avoir intérêt dans les assurances maritimes.

Séance du 6 août. — M. Larrey fait rapport très-favorable sur un nouveau procédé à l’aide duquel M. Velpeau a guéri une fistule laryngienne qui offrait une grande perte de substance.

M. de Blainville fait, en son nom et celui de M. Latreille, un rapport sur les travaux de malacologie présentés par M. Quoy dans la précédente séance. Ces travaux, qui sont la rédaction définitive des recherches que M. Quoy a faites sur les mollusques pendant les trois années qu’a duré la navigation de l’Astrolabe, ne sont cependant annoncés, dit le rapporteur, que comme des matériaux propres à éclairer l’histoire des animaux appartenant à ce type. Aussi, quoique l’auteur en ait donné une classification, il faut seulement regarder comme provisoire cette partie de son travail. Toutefois, comme il a été obligé, pour cette distribution, de porter une grande attention sur les animaux aussi bien que sur leurs coquilles et leurs opercules, il en résultera nécessairement de grands avantages pour l’établissement ultérieur d’une bonne méthode malacologique.

Passant à l’analyse des différens travaux de M. Quoy, le rapporteur indique les différentes additions que ce laborieux naturaliste a faites à la somme des espèces connues. 411 espèces nouvelles sont le fruit de son voyage. 505 espèces ont été étudiées vivantes, souvent sur un grand nombre d’individus mis dans les circonstances les plus convenables pour l’observation. plus de mille figures ont été dessinées et coloriées d’après la nature vivante par M. Quoy lui-même.

Dans l’impossibilité où nous sommes, disent en terminant les rapporteurs, de demander, pour un recueil aussi considérable, l’impression dans le recueil des savans étrangers, nous nous bornerons à proposer que l’Académie témoigne aux naturalistes de l’Astrolabe, et à M. Quoy