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Page:Revue des Deux Mondes - 1832 - tome 8.djvu/350

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quoique les proportions soient différentes, faire de la surface absorbante est équivalente pour deux serpens de même poids, et tantôt par la présence de nombreuses valvules conniventes, qui étant formées par des replis de la muqueuse, augmentent l’étendue de la surface absorbante, et retardant la marche du bol alimentaire, laissent à l’absorption le temps de s’opérer d’une manière plus complète.

M. Duvernoy termine son mémoire en faisant voir comment la forme générale, chez les ophidiens, a nécessité les différences qu’on remarque dans la disposition des organes, lesquels, en raison de l’extrême allongement du tronc, n’ont pu se placer qu’en série, au lieu d’être en groupe comme dans les classes où les cavités splanchniques offrent peu de différences dans leurs dimensions en longueur et en largeur. Quelques déviations du plan général en ce qui tient à la disposition des parties paraissent aussi en rapport avec le mode de progression propre à cette classe.

Séance du 9 juillet. — Le ministre de la marine envoie pour la bibliothèque de l’Institut les cartes et plans publiés par le département de la marine.

M. Vallot combat l’opinion émise par M. Cagniard-Latour à l’occasion d’une pierre que ce physicien a trouvée dans sa maison, et qu’il considère comme un aérolithe. Suivant M. Vallot, il ne saurait tomber des pierres de l’atmosphère ; et si on a cru quelquefois en voir tomber, un examen plus attentif eût fait reconnaître qu’elles avaient été lancées de quelque lieu voisin.

M. Arago fait remarquer qu’il serait difficile d’expliquer, d’après les idées de M. Vallot, d’où avaient été lancés les aérolithes qui sont tombés sur des bâtimens en pleine mer.

M. Despretz annonce que des expériences qu’il a entreprises touchant la densité et le point de congélation de l’eau de la mer et des dissolutions salines l’ont conduit à reconnaître :

1° Qu’il existe pour l’eau salée comme pour l’eau pure un maximum de densité qui seulement a lieu à une température plus basse ;

2° Que le point de congélation de l’eau de mer ou d’une dissolution saline est variable, et qu’il en est de même pour l’eau pure et peut être pour tous les corps fondus, du moins cela est constaté pour le soufre, le phosphore et l’étain. Ces recherches sur le maximum de densité et le point de congélation de l’eau salée se rattachent à u ne grande question de géographie physique, celle de l’état où se trouvent les eaux de la mer à de grandes profondeurs dans les régions polaires.

On procède à l’élection d’un secrétaire perpétuel en remplacement de M. Cuvier. M. Dulong réunit la majorité des suffrages.