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Page:Revue des Deux Mondes - 1832 - tome 8.djvu/343

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CRIMES CONTRE LES PROPRIETES


Année 1825 1926 1827 1828 1829 1830 Moyenne
Région Nord 41 42 42 43 44 44 42
« Sud 12 11 11 12 12 11 12
« Est 18 16 17 16 14 15 16
« Ouest 17 19 19 17 17 17 18
« Centre 12 12 11 12 13 13 12
Totaux 100 100 100 100 100 100 100

100


On voit que, pour les crimes contre les personnes, la plus grande différence observée dans chaque région n’excède jamais de plus de quatre centièmes la moyenne des six années, et que, pour les crimes contre les propriétés, elle n’est pas de plus de deux centièmes au-dessus ou au-dessous de cette moyenne.

Sur 100 individus accusés de vol, dans tout le royaume, le nombre des hommes et des femmes a été successivement dans les proportions ci-après :


SEXE DES ACCUSÉS.


Année 1826 1827 2828 1829 1830 Moyenne
Hommes 79 79 78 77 78 78
Femmes 21 21 22 23 22 22


Le rapport du sexe est donc connu pour ce crime, à deux centièmes près.


AGE DES ACCUSES.

Sur 100 individus accusés de vol, il y en a eu chaque année :


Année 1826 1827 2828 1829 1830 Moyenne
Agés de 16 à 25 ans 37 35 38 37 37 37
« de 25 à 35 ans 31 32 30 31 32 31

La plus grande variation n’a pas excédé un centième au-dessus ou au-dessous de la moyenne.

Non-seulement les crimes sont commis dans une proportion connue, en un lieu déterminé, par des individus dont le sexe et l’âge sont prévus, mais une saison est encore affectée à chacun d’eux. Ainsi les attentats à la pudeur sont plus fréquens pendant l’été, on le soupçonnerait aisément ; mais ce qu’il est plus difficile d’imaginer, c’est qu’ils y reparaissent