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Page:Revue des Deux Mondes - 1832 - tome 6.djvu/676

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brusquement vos amis. Comment ! vous allez au Mexique ! Le Mexique, c’est un beau pays ; mais c’est bien loin. Cependant c’est un poste avantageux pour vous sans doute, et si nous ne vous perdions, je vous féliciterais.

Je remerciai le comte en m’inclinant.

Il était presque minuit, et bien temps pour moi de me retirer. Je pris donc congé de ces deux amis que je ne devais plus revoir.

Je serrai la main du comte. C’était tout, je n’avais lien autre à lui dire. Je baisai la main de la comtesse. Entre elle et moi ce n’était pourtant-là qu’un adieu de forme, un adieu superflu ; l’adieu véritable, l’adieu des âmes, nous nous l’étions déjà dit. Nous avions pleuré ensemble.

Le lendemain matin, avant le jour, je courais en poste sur la route de Cadix.


LORD FEELING.