Ouvrir le menu principal

Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 4.djvu/602

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


DE LA MARINE FRANCAISE [1]




Nous avons entendu souvent demander si la marine anglaise n’est pas infiniment supérieure à la nôtre. Voilà une étrange question. Il semble aux esprits prévenus que la réponse est toute simple, toute facile : « Nous sommes très-inférieurs aux Anglais ! »

C’est contre cette solution si tranchante que nous prenons la liberté de nous inscrire. Non, la marine française n’est pas très-inférieure à celle de l’Angleterre ; qu’on nous permette de le démontrer par quelques aperçus rapides.

D’abord, qu’entend-on par la supériorité dont on parle ?

Est-ce la supériorité numérique des machines de guerre et des marins ?

Est-ce celle des bâtimens et des hommes, considérés sous le rapport de l’intelligence et de la perfection ?

Le nombre est pour les Anglais ; c’est une évidence de chiffres.

La perfection des vaisseaux, l’intelligence des officiers ?

  1. La marine aura désormais une place spéciale dans la Revue ; c’est ainsi qu’en étendant chaque jour notre cadre, nous espérons remplir convenablement les conditions de notre titre.