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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 4.djvu/441

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RÉVOLUTIONS DE LA QUINZAINE.

2
Chantons, chantons dans l’ombre ;
Sous le saule en passant chantons de ces airs
Que sur leur bateau sombre
Chantent les gondoliers à l’écho des mers
Quand sous sa mante grise,
Fendant la brise,
La vierge éprise
A fui les palais déserts
De Venise.

3
Aimons, aimons encore ;
Le temps fuit comme l’onde, aimons aujourd’hui ;
Trop tôt viendra l’aurore :
A demain les grandeurs, la ville et l’ennui.
Aimons, amour désole
Jeunesse folle,
Mais s’il s’envole,
Belles, rien jamais de lui
Ne console.

Revue des Deux-Mondes.
Gravée par Mme. Chiarini