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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 4.djvu/314

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littérature.

par coquetterie, pour montrer de belles dents ; ou bien jouer dans les traits machinalement, on ne sait pourquoi, comme un ressort. Je trouvai ce sourire insipide, choquant, maussade, inhumain ; il me fit mal. Il m’enlaidit tout ce joli visage ; je n’y vis plus qu’une déplaisante grimace.

J’eus tort. Je fus ingrat et dur. Je m’en repens.

— Oui la course a été bien belle, dis-je sèchement à Pepita, dégageant soudain mon bras du sien, — trop belle.

Et m’éloignant en même temps, je me perdis dans la foule.


Le patient lecteur qui a bien voulu suivre jusqu’au bout ce long récit, doit être ici franchement averti que c’est au nom d’un jeune Anglais, récemment arrivé d’Espagne, qu’on vient de parler. On a reproduit les diverses scènes qui précèdent scrupuleusement, telles qu’il les a racontées : on ne prétend d’ailleurs, en aucune façon, subir la responsabilité des émotions, parfois plus que singulières, du sensible et impressionnable gentleman.