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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 4.djvu/276

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Le nombre des villes est de seize cent cinquante-neuf, et non de deux mille ainsi que le disent MM. de Guignes et Pinkerton. Sur ce nombre, il y a deux cent quatorze grandes villes du premier ordre. Je n’ai compté que dix-huit provinces, ou plutôt gouvernemens, quoique sir Georges Staunton et autres doctes sinologues, en comptent trois de plus, savoir : Ching-King (Moukden), Hing-King (Yenden), et He-Loung-Kiang, qui n’appartiennent pas à la Chine propre. Quelques provinces sont plus riches, plus peuplées, plus étendues que plusieurs puissans royaumes d’Europe.


DEPENSES ANNUELLES
POUR LE DÉPARTEMENT MILITAIRE.


Provinces Nombre de troupes régulières et irrégulières, y compris les officiers et mandarins militaires. Solde[1]
King-Sse, la capitale ou la ville impériale. 26,150 434,272 taëls.
Pe-Tchi-Li 151,000 2,470,807
Chen-Si 104,000 1,759,677
Chan-Si 53, 000 875,600
Chan-Toung 35,000 582,814
Kan-Sou 123,000 2,040,995
Kiang-Sou et An-Hoeï (Ancien Kiang-Nang) 132,000 2,182,707
A reporter 624,150 10,346,872 taëls.
  1. La paie des troupes se fait de la manière suivante : Un soldat d’infanterie reçoit huit francs par mois, et trois mesures de riz ; un soldat de cavalerie reçoit seize francs et six mesures de riz, outre le fourrage et les différens objets que les habitans doivent lui fournir.