Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 4.djvu/253

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


M. Timkoffski et notre savant sinologue M. Abel de Rémusat, avec qui j’ai eu l’avantage de correspondre pendant un assez long séjour en Chine, me paraissent s’être le plus rapprochés de la vérité ; leurs travaux m’ont été utiles. Un grand nombre de renseignemens m’ont été communiqués par plusieurs hanistes, bonzes et mandarins, par M. l’évêque de Péking, les pères Gonçalès et Rafaele, M. le docteur Morrisson, M. Davis, mon honorable ami M. le colonel de Figueiredo (procureur du sénat de Macao auprès du gouvernement chinois), M. de Miranda-Lima, et plusieurs autorités de Kanton, Emoi, Macao et autres lieux.

J’ai comparé leurs renseignemens avec les dénombremens de la Chine de 1790 et de 1818, le Si-Iou-kian-Ouen-Lou, description des pays occidentaux (ouvrage rare et estimé), la grande géographie des Mandchous, le Dai-Sin-i-Toun-dschi, géographie chinoise ; le Taï-Thsing y toung, contenant des tableaux statistiques curieux ; la Gazette de Péking, quoique souvent mensongère, et les gazettes provinciales ; le Tai-thsin hoei tian, code administratif des Tait’hsin (la dynastie mandchoue), édition de 1794 ; le Tai-t’hsing-tchoung-tchon-pi-lon, état général du service militaire (manuscrit en 2 vol.) ; le Tai t’hsing-chin-thiouan-Chou, liste complète de tous les employés civils de la maison de Tait-t’sing (4 vol. in-8°) ; l’almanach impérial chinois ; le Tsin Chin, revue trimestrielle, publiée par ordre du gouvernement ; un ouvrage sur les revenus et les dépenses de l’empire par Ouang-Kouei-ching, composé en 1823, et republié avec des corrections pendant ma résidence en Chine ; le Jy-pen-kou-kiou-thou, cartes du royaume et districts du Jypen ou Japon, contenant à la marge une notice manuscrite raisonnée sur les forces et le commerce de la Chine, comparés avec ceux du Japon ; le trop fameux Atlas statistique de Tchou-Szou-pen ; le Yaou-tien, livre obscur, mais curieux, suivi d’un commentaire chinois (il y est principalement question de la Chine dans les premiers temps, et des empereurs Yaou et Chou) ; le Sing-Li ou principes éternels, ouvrage écrit au quatorzième