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que l’auteur étendit davantage le champ de ses observations pour les compléter ; c’est ce qu’on est disposé à croire, surtout après la lecture de l’excellent Mémoire de M. Warden sur les antiquités américaines ; mais, tel qu’il est, ce magnifique ouvrage présente un répertoire complet des mœurs, des antiquités, de la littérature même du peuple le plus intéressant de l’Amérique, d’un peuple qui marchait à grands pas vers une civilisation qui lui était propre et que, malgré quelques analogies avec les civilisations de l’ancien monde on doit regarder comme ayant eu un type tout particulier.

Mais au milieu de ces monumens de nations subjuguées par les Espagnols, et dont les arts ont été transformés par les arts de l’Europe, quelle surprise n’éprouve-t-on pas en retrouvant les vestiges d’un peuple qui n’a de nom ni parmi les Européens ni parmi les descendans des Aztèques, et, qui cependant a laissé de nombreux monumens, attestant une civilisation bien plus complète que celle des peuples vaincus par Cortès, sur lesquels il est probable qu’elle eut une antique et mystérieuse influence ! Je veux parler de ces ruines de Palenque, qui s’élèvent dans un désert, à quelques