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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 1.djvu/451

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Arthur et Marie[1].


Oh ! lui dit-il en mourant, oh ! mon Anna, coupe les boucles de mes longs cheveux, qui ressemblent tant aux tiens…
— Au moins, dit à part la douce fille, je pourrai donner des bagues à mes amans sans dégarnir ma chevelure.
— Ils me suivront au tombeau…, qui, je te le jure, est entr’ouvert, mon adoré… –reprit-elle tout haut…

— Une larme brilla dans les yeux ardens du moribond
(Historique.)


Ils auraient dû vivre invisibles dans l’épaisseur des bois, comme les rossignols mélodieux ; il n’auraient jamais dû habiter ces vastes solitudes appelées sociétés, où tout est vice et haine : chaque créature née libre se plaît dans un secret asile. Les oiseaux les plus doux ne nichent qu’avec une compagne ; l’aigle prend seul son essor, la mouette et les corbeaux se réunissent en troupes sur les cadavres, comme font les mortels.
BYRON, Don Juan, chant IV, 29


Pour en finir une bonne fois avec tous les antécédens, vrais ou faux, attribués à Brulart, nous rapportons ici une anecdote

  1. Nous avons annoncé dans le dernier numéro de la Revue, que l'auteur de Plik et Plok allait publier de nouvelles scènes maritimes sour le titre d’Atar-Gull, nous pouvons dès aujourd'hui en faire connaître deux fragmes inédits à nos lecteurs. M. Sue n'a pas tardé à réaliser les espérances qu'avait fait concevoir sont premier ouvrage.