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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 1.djvu/314

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aime à courir sur la poussière, dont elle a la couleur, et qui la dérobe à la vue ; Commerson l’a dessinée sous le nom de torlolita : c’est la Colombi-galline cocotzin.

Les échassiers ont quelques espèces analogues à celles d’Europe : telles sont les chevalier, pélidne, et corlieu, etc. Ce dernier a la teinte de son plumage beaucoup moins foncée que le corlieu de France. Les chevaliers sont ceux aux pieds jaunes et aux pieds courts. Mais un oiseau de rivage plus spécialement propre à ces côtes est la maubêche australe.

Les palmipèdes, comme on doit le penser, sont les oiseaux qui s’offrent le plus communément aux regards du navigateur. Ce sont ceux aun milieu desquels il vit, sans néanmoins pouvoir les étudier à son aise, car la rapidité de leur vol, et leurs habitudes au milieu des mers leur accordent une protection puissante et efficace. Les côtes de Lima nous ont toutefois donné quelques espèces nouvelles, et dans une course sur l’île de Saint-Laurent, nous y avons tué la belle sterne, que nous avons décrite sous le nom de sterne des Incas. L’îlot de Saint-Laurent et ses falaises abruptes et désertes sont le séjour habituel de légions d’oiseaux de mer, parmi lesquelles sans contredit, il nous reste beaucoup d’espèces à connaître. Il me suffira de citer quelques palmipèdes communs, tels que la mouette à tête cendrée, les sternes tschegrava et katelkaka, le fou blanc, les cormorans, le pélican brun, et le manchot à lunettes, qui fréquente la rade ; et n’est-il pas remarquable