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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 1.djvu/287

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de flatterie, d’opulence, où des marchands se.trouvèrent assez riches pour daller en argent massif la principale rue par laquelle le vice-roi, duc de la Palata, vint, en 1682, prendre possession de son gouvernement. Une eau fraîche et limpide, sans cesse alimentée par la rivière de Rimac, coule dans les ruisseaux d’une grande partie des rues, et principalement de celles qui avoisinent les halles, reléguées au milieu d’une petite place, et abondamment fournies de fruits et de légumes.

Les établissemens publics sont l’université, principalement consacrée à la théologie, la salle de spectacle, le cirque pour des combats de taureaux, la bibliothèque, où sont entassés sans ordre huit mille volumes au plus, l’hôtel des monnaies ; mais rien dans les édifices n’est digne d’être décrit. Quant aux églises et aux couvens, leur nombre est considérable ; c’est en effet dans cette grande cité que se sont donné rendez-vous les mille et une congrégations monastiques avec leurs préjugés, leur fanatisme, leur fainéantise, et leurs costumes aussi variés que ceux de nos régimens.

De toutes ces maisons du Seigneur, celles qui méritent le plus les regards du voyageur sont la cathédrale et l’église Saint-Dominique ; leur extérieur ne s’éloigne point du système de construction adopté pour le pays. Leurs murailles sont en briques revêtues de plâtre, peintes à l’huile. Leur intérieur est d’une richesse qui étonne, quant à la valeur des matières. Mais le mauvais goût, uni à l’ostentation la