Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 1.djvu/254

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


s’effectuer qu’à des conditions ruineuses pour le trésor

Mais les droits exagérés ne sont pas le seul impôt qui pèse sur le commerce, et paralyse son action. La monnaie est elle-même une entrave continuelle aux transactions commerciales. Le président, qui exige que tous les mouvemens de la société qu’il dirige portent l’empreinte de ses volontés, et que les usages, les besoins, les intérêts disparaissent devant cette toute-puissance, ordonne de se servir exclusivement dans tous les comptoirs, de la monnaie qu’il a créée (le phénix).. Cette monnaie a presque entièrement disparu, on n’en voit plus que peu ou point dans le commerce. Toute la circulation se compose de quelques monnaies très-mal frappées, en mauvais cuivre, de 5 et 10 paras l’une.


CORFOU. – On a découvert dernièrement un danger entre le cap Chiefali [1] partie occidentale de l’île de Corfou et la petite île de Diaplo.

Il y a sept pieds d’eau sur la partie la plus élevée de ce rocher, qui est de forme triangulaire ; chacun de ses côtés a quinze pieds de longue ; il est placé sur un plateau de roches qui n’a pas plus de 10 brasses d’étendue, sur lequel il n’y a que 3 à 4 brasses d’eau, tandis qu’autour on en trouve 10 à 11 brasses. Ce danger est situé aux 3/5 de la distance comprise entre le cap Chiéfali de Corfou et l’île de Diaplo, et se trouve sur la route des bâtimens qui viennent du S.O. pour doubler le cap Drasti.

Les relèvemens suivans ont été faits sur plusieurs points au moyen d’une boussole azimuthale, et en relevant un petit pavillon qu’on avait placé sur la roche.

Quand on est sur la partie la plus basse de la pointe N. de Diaplo, la roche reste au S. 33° 31’ E. de la boussole.

Étant sur la pointe S. de la même île, elle reste au S. 85° 0’ E

  1. Sur la carte de la mer Adriatique, publiée par le Dépôt de la marine, en 1820, le cap Chiéfali porte le nom de Pointe-Arilla et le cap Drasti, celui de cap Sidari.