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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 1.djvu/142

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L’une se rendrait à Beaupréau par la Renaudière, Villedieu, la Blauère, la Chapelle-au-Genêt ;

L’autre s’avancerait jusqu’à la Romagne, où elle rejoindrait la route de Chollet par la Jarrie et Roussay.

Le commerce qui s’établirait sur ces routes serait celui des vins d’Anjou, des bestiaux de la Bretagne, des toiles de Chollet ; il ne peut se faire maintenant qu’à dos d’hommes ou sur des charrettes à bœufs, qui ne versent jamais, mais qui, en raison des mauvais chemins, nécessitent parfois, pour une seule voiture très-peu chargée, un attelage de huit ou dix bêtes.

Les routes devraient être faites par les ouvriers du pays,

Parce qu’elles répandraient quelque argent dans la classe pauvre ;

Parce que les paysans connaissent les endroits d’où l’on peut tirer le meilleur cailloutis ;

Parce que les nobles, dont l’intention positive est de s’opposer à ces routes, soulèveraient facilement les paysans contre des ouvriers étrangers, qui enlèveraient à ceux-ci un salaire qu’ils regarderaient comme légitimement devoir leur appartenir ;

Parce que les paysans choisis pour faire les routes s’opposeraient d’eux-mêmes à toute tentative de la noblesse, ayant pour but d’empêcher leur exécution.

2° Transporter dans les villages au-delà de la Loire une douzaine de prêtres, en ajoutant à leurs appointemens une centaine de francs pour les empêcher de crier au martyre, et notamment ceux de Tiffauge, Montfaucon, Torfou et Saint-Crépin ;

Envoyer à leur place dans ces paroisses des prêtres dont le gouvernement serait sûr ;

Ils n’auraient rien à craindre, leur caractère les rendant sacrés pour tout métayer qui pourra haïr l’homme, mais respectera la soutane.

3° Une grande partie des nobles qui se rassemblent pour aviser aux moyens de renouveler la guerre civile jouissent